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ENQUÊTE SUR L'EXPLOSION DU CAISSON HYPERBARE A SAINT-PIERRE :
UN NON-LIEU PRONONCÉ

explosion du 11/04/2004

    "En 2004, un technicien hollandais meurt dans l'explosion d'un caisson hyperbare en cours d'installation au Groupe Hospitalier Sud Réunion de Saint-Pierre. Après deux ans d'enquête, le juge ordonne un non-lieu.

    Le vice-président chargé de l'instruction au tribunal de grande instance de Saint-Pierre, Pierre Kuentz a ordonné un non-lieu dans l'affaire de l'explosion du caisson hyperbare qui s'est déroulée le 11 avril 2004 au Groupe Hospitalier Sud Réunion (G.H.S.R.) à Terre-Sainte. Une information judiciaire avait été ouverte pour homicide involontaire et blessures involontaires afin de déterminer les circonstances du décès de Cornélis Van Der Meijden, un technicien hollandais de 47 ans.

    Le 11 avril 2004, vers 11h du matin, trois ouvriers de la société Hytech procèdent à des tests de mise sous pression d'un caisson hyperbare installé depuis peu dans le service d'urgence du G.H.S.R.. Cet appareil est destiné à compléter l'unité de soins hyperbares de l'hôpital qui dispose déjà d'un autre caisson.

    Ce jour-là, leur travail consiste à contrôler la vanne de surpression en montant progressivement la pression jusqu'à 5,5 bars. Arrivée à une pression équivalente à une profondeur de 50 mètres, une forte explosion survient provoquant l'arrachage de la porte circulaire située à l'avant du caisson.

    Après 25 années d'expérience en la matière, le responsable de l'équipe, Cornélis Van Der Meijden meurt sur le coup. Ses deux compagnons, protégés par le pupitre de contrôle, ne sont que légèrement blessés.

    L'enquête fait alors appel à des experts maritimes assistés du laboratoire de métallurgie de l'École des Mines de Douai. Leur rapport précise qu'une avarie s'est produite sur le caisson pendant le transport entre le Brésil et la Réunion, provoquant des dommages sur la porte. Le caisson est fabriqué par l'entreprise brésilienne Unideutch. Les composants sont assemblés en usine, puis montés sur le caisson à Saint-Pierre. Des réparations sont demandées, mais aucune trace d'elles n'est trouvée. Seul l'envoi de Hollande des pièces est mentionné par l'expert.

    De plus, l'expertise relève que le matériel respecte bien la réglementation européenne, mais les systèmes électriques de sécurité n'étaient pas branchés, si bien que les ouvriers ne pouvaient être alertés de la fermeture défectueuse de la porte du caisson. Effectivement les tests s'étaient fait, comme l'avait confirmé un des deux techniciens survivants lors de son audition, en mode manuel. L'expert estime en conséquence que l'accident est dû à une cause humaine. Le juge a donc signé en mai dernier l'ordonnance de non-lieu."

(article de Véronique Tournier, paru dans le Quotidien de la Réunion du 31/08/2006)

explosion du 11/04/2004

mise en ligne : 27/09/2006


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