ARESUB

L'IMPLICATION DE L'ORGANISATION DU SAUVETAGE DANS LE TRAITEMENT DES ACCIDENTS DE PLONGÉE

 

BABKINE Michel, Coordinateur National du Sauvetage en Mer

Table Ronde de Médecine de Plongée de l'Océan Indien
Île Maurice - 1998

PLAN :

  1. les textes fondateurs de l'organisation internationale du sauvetage maritime

  2. l'organisation française du sauvetage

  3. éléments statistiques

  4. l'aide médicale en mer

  5. les accidents de plongée

  6. le traitement opérationnel des accidents de plongée par les CROSS

ABSTRACT : The statement will show :
- The emergence of this organisation in the 1970 ;
- The architecture of this organisation, through Hamburg convention principles ;
- The extension of the French participation to the World rescue organisations, especially in maritime spaces overseas.
Linked, essentially, to the practice of nautical leisure, diving accidents constitute one of the main causes of death or of disappearance at sea.
Their gravity necessitates operational procedure implementation for immediate emergency, needs heavy equipment and multiple intervening.

1. LES TEXTES FONDATEURS DE L'ORGANISATION INTERNATIONALE DU SAUVETAGE MARITIME :

Doivent être impérativement cités :

2. L’ORGANISATION FRANCAISE DU SAUVETAGE :

Elle tient compte des principes qui découlent de l’ensemble des instruments juridiques dont la France est signataire.

            2.1. Elle s’inscrit, au premier chef, dans le principe de solidarité établi par la convention de Bruxelles.

            Contrairement à d’autres systèmes nationaux, l’organisation française du sauvetage maritime ne s’appuie pas sur une garde côte spécialisée. Elle repose au contraire sur un dispositif d’intervention opérationnel triple constitué par :

            2.2. Conformément aux dispositions de la convention de Hambourg et aux prescriptions techniques de la SOLAS, l’organisation française s’appuie sur un dispositif spécialisé, à terre, pour la veille des alertes et la coordination des opérations de recherche et de sauvetage.

            Ces centres de coordination sont placés au sein des Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS). Ils ont pour tâche :

            Conformément à la convention de Hambourg, la France participe à la répartition globale des zones maritimes dans lesquelles la mission de recherche et de sauvetage est prise en charge par les états côtiers. La zone nationale française inclue les eaux maritimes métropolitaines et les zones d’outre mer. Cinq CROSS sont implantés en métropole. Le dispositif est complété par deux centres en outre mer : aux Antilles et à la Réunion.

            Sur le plan administratif, l’organisation du sauvetage maritime est fixée par le décret du 2 mai 1988.

Au niveau central : le Ministère de l’Équipement, des Transports et du Logement, chargé de la mer, est responsable de la politique générale du sauvetage.

            Les CROSS et les centres d’outre mer relèvent de son autorité.

            L’organisme d’étude et de coordination pour la recherche et le sauvetage en mer (SECMAR) assure la coordination interministérielle entre les différents ministères concernés par l’exécution de la mission de sauvetage.

Au niveau régional : les Préfets Maritimes en métropole et les délégués du gouvernement pour l’action de l’État en outre mer, sont responsables de la conduite du sauvetage.

            Les Directeurs de CROSS ont délégation permanente des Préfets Maritimes.

Au niveau local : l’autorité municipale est responsable de la sécurité des baigneurs et des utilisateurs d’engins nautiques dans une zone littorale rapprochée.

3. ÉLÉMENTS STATISTIQUES :

            Les données chiffrées relatives à l’activité annuelle des CROSS, dans le domaine du sauvetage offrent une certaine stabilité et permettent de dégager les tendances suivantes :

4. L’AIDE MÉDICALE EN MER :

            L’aide médicale en mer est un service particulier rendu aux marins professionnels et plaisanciers dont l’état de santé requiert un avis médical immédiat.

Le dispositif repose :

5. LES ACCIDENTS DE PLONGÉE :

Les accidents de plongée constituent, après la baignade, la deuxième cause de mortalité en mer.

Cette considération est clairement étayée par le rapport entre le nombre d’alertes et le nombre de décès ou de disparition.

La gravité de l’état de la personne accidentée et l’urgence du traitement réduisent les délais d’intervention et requièrent une assistance médicale quasi immédiate.

Les accidents de plongée constituent toujours pour les CROSS une opération lourde qui mobilise tous les ressorts de l’organisation de sauvetage.

Les alertes relatives aux accidents de plongée nécessitent :

6. LE TRAITEMENT OPÉRATIONNEL DES ACCIDENTS DE PLONGÉE PAR LES CROSS :

            6.1. Plongée en scaphandre autonome :

La procédure opérationnelle repose sur les idées forces suivantes :

                        6.1.1. Le recueil de l’alerte doit permettre de dégager :

                        6.1.2. L’évacuation de la victime :

Lorsque la victime est ramenée à terre au moment de l’alerte, l’opération ne relève pas du sauvetage maritime, mais d’une assistance terrestre conduite sous la responsabilité du médecin régulateur désigné.

En revanche, il est fait appel à l’organisation maritime lorsque la personne accidentée est à la mer et qu’elle nécessite un rapatriement vers une structure terrestre d’accueil.

Le CROSS assure :

            6.2 Plongée en apnée :

Les accidents liés à la plongée en apnée constituent la première cause de mortalité.

La procédure opérationnelle est contrainte par des degrés d’urgence identiques à ceux applicables aux accidents de plongée en scaphandre.

Elle suit les mêmes modalités relatives au recueil des informations sur l’état de la victime, à la saisie du médecin régulateur, ainsi qu’à l’évacuation de la personne accidentée.

 

Accidents de plongée 1994 - 1997 - statistiques CROSS

  1994 1995 1996 1997
Plongée en apnée :        
- alertes 47 42 33 61
- disparus 1 2 1 3
- décédés 12 11 10 14
- blessés 3 6 6 7
Plongée en bouteille :        
- alertes 99 106 114 11?
- disparus 1 0 3 3
- décédés 13 9 14 7
- blessés 40 54 39 40

 

visa comité lecture : 30/12/2004
mise en ligne : 09/03/2005


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