ARESUB

La CONSULTATION O.R.L.
de NON-
CONTRE-INDICATION
à la plongée sous-marine

Extrait de : "Les otopathies dysbariques en plongée sous-marine prises en charge par le Centre Hospitalier Sud Réunion de 1984 à mai 1999", mémoire DIU Médecine Subaquatique et Hyperbare.

Docteur Carole BAILLY

16 février 2000

Plan :

  1. les contre-indications ORL

  2. la consultation médicale

  3. le cas particulier de l'enfant

  4. les moyens d'explorations paracliniques

  5. bibliographie

I - LES CONTRE-INDICATIONS ORL : (1)

définitives                    temporaires
  • otite chronique suppurée
  • otospongiose opérée
  • surdité unilatérale totale
  • évidement rétromastoïdien (cholestéatome)
  • laryngocèle
  • déficit audiométrique bilatéral
  • tympanoplastie, ossiculoplastie
  • syndrome labyrinthique
  • pathologie infectieuse
  • polypose nasosinusienne
  • obstruction tubaire
  • syndrome vertigineux
  • perforation tympanique
  • malformation nasale

II - LA CONSULTATION MEDICALE :

III - LE CAS PARTICULIER DE L'ENFANT : (4)

Nous rappelons que la plongée enfant n'est autorisée qu'au-delà de 8 ans de part l'immaturité de son organisme.
Sa capacité à la plongée est réévaluée tous les 6 mois.

Sur le plan ORL, deux pathologies peuvent contre-indiquer la plongée en raison du dysbarisme qu'elles peuvent provoquer : otite séromuqueuse et maladie allergique. (3)

Le tympanogramme est obligatoire, et éventuellement : radiographie des sinus et du cavum, exploration fonctionnelle respiratoire, tests allergologiques, bilan audiométrique, plongée simulée en caisson hyperbare.

IV - LES MOYENS D'EXPLORATIONS PARACLINIQUES :

  1. EXPLORATION DE L'APPAREIL AUDITIF : (2, 6)
    Une oreille normale perçoit une gamme de fréquences allant de 16 à 18000 Hertz (Hz) et une intensité de sons allant de 0 décibel (dB) absolu à 120 dB.

    1. L'ACOUMETRIE :

      1. à la voix :
        donne quelques renseignements en chuchotant des mots ou des chiffres à une distance variable de l'oreille.

      2. au diapason :
        oriente vers une surdité de perception ou de transmission.

        1. épreuve de latéralisation de Weber :

          1. normal : le son n'est pas latéralisé ;

          2. surdité de transmission unilatérale : Weber latéralisé du côté atteint ;

          3. surdité de perception unilatérale : Weber latéralisé du côté sain.

        2. épreuve de Rinne :
          comparer la conduction aérienne (CA) à la conduction osseuse (CO) ;
          normalement : CA>CO.

          1. Rinne + : CA>CO : surdité de perception, mais la durée des deux conductions est diminuée.

          2. Rinne - :  CA<CO : surdité de transmission.

    2. L'AUDIOMETRIE :

      1. Audiométrie objective :

        1. Impédancemétrie : 
          étudie la compliance du système tympano-ossiculaire, la mobilité de la chaîne ossiculaire, son état fonctionnel et l'état de la cavité de l'oreille par établissement d'une courbe de tympanométrie.(2, 5)



        2. Etude du réflexe stapédien :
          Il s'agit d'un réflexe de protection contre les traumatismes sonores (contraction bilatérale du muscle de l'étrier empêchant sa pénétration brutale dans l'oreille interne).

        3. Manométrie tubaire :
          Utilisée pour vérifier l'état fonctionnel de la trompe, sa perméabilité, en faisant varier la pression.

      2. Audiométrie subjective :

        1. Audiométrie vocale :
          test global appréciant l'intelligibilité de la parole en utilisant des listes de 10 mots à des intensités connues.

        2. Audiométrie tonale liminaire : (2, 5)
          Détermine les seuils auditifs d'un sujet lors de stimulations par des sons purs pour des fréquences allant de 125 à 8000 Hz à l'aide d'un casque.
          Définit le type de surdité en comparant CO et CA et précise la perte auditive.


         

  2. EXPLORATION DE LA FONCTION VESTIBULAIRE : (6, 7)

    Par vidéonystagmographie (VNG) on recueille les nystagmus par l'intermédiaire d'une caméra à infra-rouge qui capte tous les mouvements de l'oeil.
    Cet enregistrement est couplé à un système informatique qui élimine tous les mouvements parasites et permet un comptage précis des nystagmus et de leurs paramètres (durée, fréquence, forme, nombre provoqué par chaque oreille selon le stimulus).
    On provoque l'apparition des nystagmus par des épreuves caloriques ou rotatoires.

V - BIBLIOGRAPHIE :

(1) BRACHET P. L’oreille et le monde du silence : manifestations cochléo-vestibulaires au décours de la plongée et explorations fonctionnelles à la Réunion. 104 p. Th D : Médecine : 1995 ; 95LIMO0153.
(
2) COURTAT Ph., ELBAZ Ph., FRANCOIS M., OHRESSER M., LECA F. Exploration de la fonction auditive. In : COURTAT Ph., PEYTRAL Cl., ELBAZ Ph. Explorations fonctionnelles en ORL. Paris Masson Ed 1994 : p 1-57, 240 pages.
(
3) CUBAYNES F. Le bilan ORL chez l'enfant plongeur in : 2ème RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA PLONGEE ENFANT BANYULS 95, rapport d'intervention.
(
4) IZARD Ph., DUCASSE J.L. Cas particulier de la plongée autonome chez l'enfant. In : BROUSSOLE B. Physiologie et médecine de la plongée. Paris Ellipses Ed. 1992 : p 531-38, 687 pages.
(
5) MARRONI A. Maladie de décompression, rapport de synthèse. In : RAPPORTS ET RECOMMANDATIONS DE LA 1ère CONFÉRENCE DE CONSENSUS SUR LA MÉDECINE HYPERBARE. Lille (France), 19-21 septembre 1994. Lille : WATTEL F., MATHIEU D.Eds, 1994 : p.21-3, 139 pages.
(
6) TRAN BA HUY P., DE WAELE C. Les vertiges et le praticien, guide pratique. Paris John Libbey Eurotext Ed 1996: p 45-63, p 64-82, 159 pages.
(
7) VITTE E., FREYSS G., LACOUR M., SEMONT A. Exploration de la fonction vestibulaire chez l'adulte. In : COURTAT Ph., PEYTRAL Cl., ELBAZ Ph. Exploration fonctionnelle en ORL. Paris Masson Ed 1994 : p 58-118, 240 pages.

 

date de mise en ligne : 7/06/2001


ASSOCIATION REUNIONNAISE DE MEDECINE SUBAQUATIQUE ET HYPERBARE
Siège social : Groupe Hospitalier Sud Réunion, BP 350, 97448 Saint-Pierre cedex, Ile de la Réunion

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