Extrait de :
Les indications de la médecine hyperbare, rapportées à l’activité des caissons hyperbares du CHSR de 1982 à novembre 1998.
Mémoire pour le Diplôme Inter Universitaire de Médecine Hyperbare et Subaquatique
15 février 2000
L’oxygénothérapie
hyperbare est une technique médicale qui consiste à administrer à des patients
de l’oxygène pur ou mélangé à des gaz vecteurs (hélium, azote, gaz carbonique)
à une pression, au moins, supérieure à 1,3 fois la pression
atmosphérique, pour entraîner une réversibilité physique des effets
délétères d’une variation barométrique trop intense ou trop rapide, entraîner
une hyper oxygénation ou corriger une anoxie cellulaire et favoriser la
cicatrisation tissulaire de lésions, dont les agents pathologiques responsables
peuvent être physiques ou biologiques.
Le terme « consensuel » fait référence aux travaux de la Première conférence européenne de consensus sur la médecine hyperbare, qui s’est tenue à Lille en 1994 et qui avait pur but de fixer des recommandations thérapeutiques par l’OHB, pour différentes pathologies, en fonctions de l’importance de l’apport de cette technique quand à la modification du pronostic sur l’évolutivité desdites pathologies; ce qui a permis de répartir les affections étudiées en fonction de 3 groupes de recommandations :
- Pathologies avec recommandation de type 1 : pathologies pour lesquelles l’utilisation de l’OHB, dans les délais les plus brefs, est hautement recommandée, car celle-ci peut modifier le pronostic vital.
- Pathologies avec recommandation de type 2 : pathologies pour lesquelles l’utilisation de l’OHB est recommandée, car celle-ci peut modifier ou empêcher l’apparition de troubles fonctionnels sérieux.
- Pathologies avec recommandation de type 3 : pathologies pour lesquelles l’utilisation de l’OHB est optionnelle, celle-ci constituant un appoint thérapeutique.
Les travaux de Lille se basaient sur des recherches préliminaires dont les conclusions furent produites lors des Conférences européennes sur la médecine hyperbare d’Ancône (nov-déc 1991) et Toulouse (mai 1992). On trouve donc les différentes indications dans le tableau ci-dessous :
Indications
acceptées :
|
Maladies de décompression |
Lésions des pieds chez les
diabétiques |
|
Embolie gazeuse iatrogène |
Ecrasement de membres et syndrome
des loges. |
|
Réimplantation de membres |
Intoxication au CO et inhalation
de fumées. |
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Intoxication au cyanure |
Ulcères artériels et
cicatrisations retardées |
|
Myonécrose clostridiale |
Insuffisances vasculaires aiguës
et chroniques. |
|
Encéphalopathie post-anoxique |
Fasciite nécrosante |
|
Ostéoradionécrose mandibulaire |
Surdité brusque de perception |
|
Ostéomyélite chronique
réfractaire |
Cystite hémorragique
post-irradiation |
|
Lambeaux et greffons à
vascularisation compromise |
Réimplantation de segments de
membres |
|
Intoxication au H2S |
Intoxication au CCl4 |
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Abcès pulmonaires, hépatiques, médullaires |
Mycoses |
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Contusions cérébrales et médullaires |
Autres ostéoradionécroses |
|
Lésions post-radiques des tissus mous |
Brûlures |
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AVC |
Rétinites pigmentaires et diabétiques |
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Insuffisance vasculaire fœto-maternelle |
Pertes sanguines massives |
|
Sclérose multi-focale |
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