LA GAZETTE DES DENTS DE LA MER
ÉDITION ÎLE DE LA RÉUNION
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Avertissement : les informations mises en ligne dans cette page n'ont aucune prétention à l'originalité, puisqu'elles sont reproduites, avec leur aimable bienveillance, à partir de journaux papier ou en ligne. Il n'y a pas non plus de prétention à l'exhaustivité : il s'agit de dépêches éparses, qui ne permettent pas d'établir la liste des accidents recensés dans la zone considérée.
dernière dépêche mise en ligne :
ÉTANG-SALÉ le 11 AVRIL 1999
dépêches par ordre chronologique :
SAINT-DENIS 1913 : requins longtemps
Courrier des lecteurs, Journal de l'île de la Réunion, 15/07/1991 :
"En 1913, un dimanche soir à la saison chaude, l'antique "pont du Barachois" était plein de monde venu jouir de la brise fraîche. Le drame suivant s'est passé sous mes yeux.
Un petit Mal'bar (on ignorait le mot Tamoul), bien habillé, coiffé d'un canotier, se pavanait sur le pont avec l'air d'un "ténor casser". Une brusque rafale emporta son canotier à la mer. Sans hésiter, le petit bonhomme enleva sa veste, ses souliers et sauta par-dessus la rambarde. Nous le vîmes ressortir de tout le buste en poussant un cri inhumain, puis il disparut et une grosse tache rouge se répandit sur l'eau. Il avait pour ainsi dire sauté dans la gueule d'un requin !
Quinze jours auparavant, un homme avait aussi brusquement disparu : il se baignait dans la mer devant la gare.
C'est dire qu'autrefois, on ne se baignait gère qu'à Saint-Gilles et à
Saint-Pierre à l'abri de la barrière de coraux.
J'avoue avoir été étonné de voir, depuis une trentaine
d'années environ, tant de gens plonger ou surfer sans accident n'importe où et à
toute heure. Or l'année dernière un surfeur a été attaqué devant Sainte-Marie
et, ces jours-ci, un autre l'a été à l'embouchure de la Ravine des Sables.
Jeunes gens, attention !
Pour revenir au Barachois et au temps longtemps, il y avait toujours, au bout du
pont, une chaîne munie d'un énorme "zin" enfoncé dans le corps d'un chien mort.
De temps en temps, on prenait un requin, on le tirait sur la plage de galets ;
il y restait deux ou trois heures, la gueule tenue ouverte par un morceau de
bois. J'en ai vu plusieurs et puis assurer les amis lecteurs que j'ai toujours
gardé beaucoup de respect pour leur denture : elle est effrayante.
Il y avait beaucoup de requins à côté du pont du Barachois,
parce que l'abattoir se trouvait devant le Gouvernement (l'hôtel de la
préfecture) et déversait à la mer du sang et des morceaux de viande.
Le pont du Barachois était une sorte de jetée, d'embarcadère. La rue de Nice
s'appelait la rue de l'Embarcadère et était empruntée par notre petit train ; de
la gare à la place du "Gouvernement", il était précédé par un homme marchant au
pas et qui agitait un grosse clochette.
Le pont comportait vers son extrémité un trou entouré d'une
rambarde. Un escalier descendait jusqu'au niveau du flot. Du temps de la marine
à voile, les passagers étaient amenés vers le pont du Barachois par une
barque à rames. Le débarquement était parfois difficile.
L'aventure du poète Baudelaire est célèbre. Dans l'escalier,
une grosse houle le submergea et l'on vit apparaître sur le pont un individu
coiffé d'une sorte de gibus et vêtu d'une redingote, tenant entre les mains une
pile de livres, tout cela complètement trempé. Mais Baudelaire gardait un air
impassible comme si les conditions de son débarquement étaient normales.
Pour les boeufs reçus de Vohemar, de Tamatave ou de Tuléar, le cérémonial était
autre. Les boeufs étaient attachés par les cornes autour des barques et
pendaient à la verticale dans la mer. Il arrivait qu'en route un requin prélevât
une patte ou deux. Près du rivage, les boeufs étaient détachés et gagnaient par
leurs propres moyens le sol ferme où les gardiens armés de "chaboucs" les
attendaient.
Quelquefois un boeuf s'échappait et des gardiens couraient le
rattraper en criant : "Boeuf l'a chappé, embarre devant !". En entendant ces
hurlements, les passants au lieu de barrer la route au boeuf, s'empressaient de
se mettre à l'abri.
Quant aux boeufs blessés par les requins, ils étaient abattus
immédiatement.
Joyeusetés d'autrefois.
Henri Cornu (Saint-Denis)" l'article du JIR

"Guy Oudin, 52 ans, qui venait de se faire emporter par une lame, a été attaqué à la Roche aux Oiseaux (Etang-Salé) à moins de 100 mètres du bord par trois requins qui l'ont déchiqueté en quelques secondes. ... Les deux pompiers engageaient la conversation avec le nageur en difficulté, le réconfortant en lui criant que les secours n'allaient pas tarder à arriver par la mer et le sortir de là. ... Leur interlocuteur leur répondait et semblait pouvoir tenir le temps que les secours soient sur place, d'autant plus que la mer était assez calme. C'est alors que la vision d'horreur s'est soudain imposée. ... Les deux sapeurs-pompiers de l'Etang-Salé, le sapeur Axel Lamonge et le chef de garde Thierry Fos, ont soudain vu les squales, des bêtes pouvant faire entre quatre et cinq mètres, faire surface et fondre sur le malheureux nageur qui se trouvait à moins de cent mètres du bord, juste là où se forment les premières traînées d'écume, et qui ne les a certainement aperçus, lui aussi, qu'au dernier moment. Ils ont assisté, impuissants, au carnage qui n'a duré que quelques secondes. Les requins, vraisemblablement des bouledogues, ont déchiqueté leur proie avant de l'entraîner par le fond. ... Axel Lamonge a d'abord aperçu l'aileron d'un premier requin arriver droit sur le nageur, puis lui enlever la jambe d'un coup de mâchoire. La mer s'est immédiatement colorée de rouge. Thierry Fos a vu un second requin surgir de dessous le victime et la prendre par le tronc en la soulevant, puis un troisième lui a saisi un membre et l'a entraîné vers le fond. puis plus rien, si ce n'est la flaque de sang qui a commencé à s'étendre. ..." (extraits du Journal de l'Île de la Réunion en date du 12 avril 1999).
dossier presse du 12 avril 1999
SAINT-BENOÎT le 27 MARS 2004 :
Interview de Rémi Lorion, surfeur âgé de 20 ans, réalisé par Jérôme Talpin (extraits du Quotidien de la Réunion en dates du 29/03/2004 et du 30/03/2004) :
"... Je suis entré dans l'eau vers 17 heures. Tout s'est produit un peu avant 18 heures. Il y avait la compétition sur le côté gauche. Moi, je me trouvais sur le côté droit avec trois autres qui faisaient du surf et du body-board. Cela s'est produit très vite. J'étais allongé sur ma planche. Le requin m'a attrapé et m'a relâché aussitôt. J'ai été éjecté dans l'eau. J'ai vite compris ce qui s'était passé. Je n'ai ressenti presqu'aucune douleur. Après, je me suis remis sur ma planche. J'ai vu un bout de celle-ci qui flottait. J'ai eu beaucoup de chance que le requin ne revienne pas à la charge. Peut-être qu'en croquant la planche, cela ne lui a pas plu. Ensuite, je suis revenu vers la plage avec la première vague qui est passée. Je savais que j'avais été mordu, mais je n'ai pas regardé la plaie pour ne pas paniquer. J'ai crié aux autres qui étaient dans l'eau de sortir en leur disant qu'il y avait un requin. Ils ne pensaient pas que j'avais été mordu. C'est dans l'embouchure de la rivière que j'ai dit à Lukas Vergnes, qui était à côté de moi, que j'étais blessé et qu'il fallait m'aider. Il m'a fait sortir de l'eau.
J'ai regardé ma blessure (cuisse droite). C'était assez gros. J'avais de la graisse jaune dans la main. Après, un pompier est venu vers moi. Je lui ai dit de faire un garrot avec le leash de mon surf. En fait, il a pris un tee-shirt. Je lui ai dit de serrer de toutes ses forces. Je connais les risques d'hémorragie. Heureusement, il a serré très fort. ...
Avez-vous vu le requin ? Non. Ce que j'ai vu, c'est une grosse masse. C'est tout. Il n'y a eu qu'une seule attaque. ..."
"... Le requin qui a attaqué Rémi Lorion chassait autour du spot de la gare vraisemblablement depuis plusieurs jours. Selon les habitués du site, un surfeur a été bousculé jeudi en fin d'après-midi "par un shark", et a été légèrement égratigné par la peau de l'animal comparable à du papier de verre (l'attaque a eu lieu le samedi). La veille, c'est un enseignant qui, lui aussi, avait été inquiété. ..."
"...Pour le Dr Gery Vangrevelynghe, le jeune surfeur de Saint-Benoît a très probablement été victime d'un requin tigre. Pour le déterminer avec certitude, le médecin portois examinera la plaie de Rémi Lorion ainsi que les traces de morsures laissées sur la planche. "Les données que m'a transmis le chirurgien, le Dr Koytcha, vont dans ce sens. Le diamètre de morsure décrit, 40 cm, semble trop grand pour un requin bouledogue. Ces deux espèces sont les plus impliquées dans les attaques de surfeurs à la Réunion. Il s'agit de grands requins macrophages avec des mâchoires assez grandes, et qui s'en prennent à des grandes proies. Ils vivent de façon sédentaire dans la bande côtière de notre île. Ces requins sont observés et capturés régulièrement. ...
... La Réunion est classée dans les zones les plus dangereuses pour les attaques de requin. Les chiffres le prouvent. Pour un petit caillou, on est plus exposé. Selon un recensement qui débute en 1980, il y a, en moyenne, plus d'un cas par an. En plus, les attaques sont plus souvent mortelles qu'ailleurs. Une fois sur deux. (Sur 24 attaques officiellement recensées à la Réunion depuis 1980, 12 ont été mortelles). ... Les côtes de la Réunion sont fréquentées par deux espèces très dangereuses et qui vivent tout autour de l'île. Le fait est aussi que les surfeurs vont tester des spots un peu partout et que les amateurs de glisse augmentent. Fatalement, un jour ou l'autre les surfeurs et les requins se rencontrent. ..."
voir aussi l'article du Journal de l'Île de la Réunion en date du 28/03/2004.
SAINT-PIERRE le 6 OCTOBRE 2004 :
Extraits du Quotidien de la Réunion en date du 7/10/2004 :
"Après un surfeur à Saint-Benoît le 27 mars, c'est un bodyboarder qui a été
sauvagement attaqué par un requin, hier après-midi, sur le spot de Ti'Paris, à
côté de la Pointe du Diable à Saint-Pierre. Vincent Motais de Narbonne, un jeune
champion de 15 ans, licencié au Jet Surf Club, a eu une jambe arrachée. Il a été
conduit au centre hospitalier de Saint-Pierre dans un état jugé critique. La
nouvelle est tombée tard dans la soirée : les jours de la victime ne sont plus
en danger.
Hier, 16h30, à Saint-Pierre. Cela fait un peu plus d'une
heure que Vincent, Lucas, Boris et Jacques-Olivier, leur entraîneur, sont au
milieu des vagues du spot de Ti'Paris, à droite de la Pointe du Diable.
Ensemble, les quatre licenciés du Jet Surf Club de Saint-Pierre perfectionnent
leur préparation pour les championnats de France, prévus à Royan à partir du 23
octobre. Deux filles, leur planche sous le bras, sont sur le point de les
rejoindre quand, soudain, le drame se produit.
"Je me trouvais à environ dix mètres de Vincent quand je l'ai
entendu hurler et vu se débattre", précise Jacques-Olivier Puyjarinet, encore
très choqué. "J'ai aussi aperçu un bout de l'aileron du requin. J'ai rapidement
compris ce qu'il venait de se passer."
Depuis la falaise, un jeune homme assiste également à
l'attaque du squale. "Je regardais le groupe enchaîner les vagues,
explique-t-il. J'ai entendu un cri, puis j'ai vu deux gros requins s'en aller.
Je suis sûr qu'il y en avait deux... J'ai tout de suite appelé les pompiers."
Dans l'eau, Boris et Lucas - qui a eu la malchance d'être un
témoin direct de la dernière attaque à Saint-Benoît - aident Jacques-Olivier à
secourir Vincent. Ils le ramènent rapidement sur la plage grâce à une vague. "Il
se trouvait à environ trente-quarante mètres du bord. Il perdait déjà beaucoup
de sang et on a palmé à fond pour revenir."
Sur la plage, un petit groupe entoure maintenant Vincent
Motais de Narbonne dont toute la jambe droite a été arrachée par le requin.
"Nous l'avons posé sur sa planche et lui avons tout de suite fait un point de
compression et un garrot avec le lyche", ajoute Jacques-Olivier.
Un geste précieux qui, espérons-le, sauvera peut-être le
jeune bodyboarder. A l'arrivée des pompiers quelques instants plus tard, le
vice-champion de France, en catégorie minime, est toujours conscient. Les
médecins du SMUR arrivent à leur tour. Durant de longues minutes, la victime est
médicalisée sur place, sous les yeux de nombreux curieux, maintenus à distance
par les gendarmes.
Autour de Vincent, ses copains et sa famille sont abattus,
choqués, en pleurs. Tous se soutiennent, se consolent. Certains aident les
secours, d'autres montent un mur de sable pour éviter la marée montante de gêner
les médecins dans leur travail. Lucas et Jacques-Olivier expliquent à des
camarades ce qu'ils ont vécu, comme pour évacuer leur trop plein d'émotion. Ils
ont souvent un oeil dirigé vers Vincent. "Je pense que c'était un requin tigre,
précise l'un d'eux. Il faisait au moins trois mètres." Ce que confirme un autre
témoin. On sent une vraie solidarité dans cette dure épreuve que traverse, une
nouvelle fois, le monde du surf réunionnais.
Vincent Motais de Narbonne est ensuite conduit dans un état
jugé critique à l'hôpital de Saint-Pierre où il a été admis immédiatement en
réanimation, puis au bloc opératoire. Hier soir, le père de la victime a appris
de la bouche des médecins que les jours de son fils n'étaient plus en danger."
(article de François Pottier, Le Quotidien de la Réunion)
Comment
la vie de Vincent a pu être sauvée : (article du Journal de l'Île de la
Réunion en date du 8/10/2004)
"Pompiers et médecins s’accordent à dire que les réflexes des
amis qui ont Vincent lui ont sauvé la vie. Le docteur Harms, au service des
urgences du groupe hospitalier de Saint-Pierre, fait le point sur les gestes à
réaliser en cas d’attaque de requin.
Vincent Motais de Narbonne est-il un miraculé ?
Disons que les gestes réalisés par ses amis ont permis d’éviter le pire en
attendant l’arrivée des secours. Les trois surfeurs ont eu le réflexe de
maîtriser l’hémorragie. C’est essentiel. Notre corps contient environ 5 litres
de sang et le débit cardiaque est de 5 litres par minute. D’où l’importance
d’agir vite dans ce genre de situation. Chaque minute compte. Quand c’est
possible, il faut poser un garrot et faire un point de compression, c’est-à-dire
comprimer l’artère principale qui irrigue le membre touché.
Pourquoi le bodyboarder est resté une heure sur la plage
avant d’être transporté à l’hôpital ?
Comme dans tous les accidents graves, l’état des blessés est très fragile.
Il faut d’abord les stabiliser en commençant par maîtriser l’hémorragie et en
plaçant la personne sous respiration artificielle. Ensuite, une perfusion de
macromolécules va compenser le volume de sang perdu et éviter au cœur de se
désamorcer. Celui-ci fonctionne comme une pompe à eau qui s’arrête de
fonctionner quand elle n’a plus de liquide à consommer.
Que reste-il à faire aux médecins de l’hôpital quand un
surfer arrive dans un état aussi grave ?
Il faut continuer à maîtriser l’hémorragie, mettre le blessé sous perfusion
sanguine puis éviter l’infection. Les morsures de requins sont hyperseptiques.
Ces bêtes-là sont des charognards, d’où un risque infectieux très important. Il
est nécessaire de nettoyer les plaies puis d’enchaîner avec des séances
d’oxygénation en caisson hyperbare [ndlr : le type de caisson sous pression qui
est utilisé en cas d’accident de décompression pour les plongeurs ; la
cicatrisation des plaies y est favorisée]. Enfin, les jours suivants, il est
important d’observer la cicatrisation."
Voir aussi les articles du Journal de l'Île de la Réunion (accès payant aux archives du JIR) :
attaqué par un requin (7/10/2004)
pas d'attaque mortelle à la Réunion depuis 1999 (7/10/2004)
l'ange gardien des surfeurs (8/10/2004)
Karim Maane a failli perdre un bras en septembre 2000 (8/10/2004)
Vincent soigné en caisson hyperbare (12/10/2004)
SAINT-PIERRE le 20 AOÛT 2006 :
Extrait du Journal de l'Île de la Réunion daté du 21 août 2006 :
"Un terrible accident s'est produit, hier, à la Pointe du Diable à
Saint-Pierre. Sébastien Edmond, 34 ans, a été attaqué par un requin alors qu'il
était en train de surfer. Son bras gauche a été sectionné par le squale. Le
Saint-Joséphois est depuis dans un état critique. Un nouveau drame s'est joué
sur ce spot saint-pierrois dont la dangerosité est établie, mais où la passion
amène souvent les surfeurs à prendre des risques inconsidérés.
Un surfeur a été victime hier d'une attaque de requin à la Pointe du Diable à
Saint-Pierre. L'accident s'est produit vers 11h30 alors que Sébastien Edmond, 34
ans, est à quelques centaines de mètres de la côte. Il s'adonne sous les yeux de
sa femme et de son fils et de quelques amis à la pratique du surf. L'attaque est
d'une violence rare et fulgurante. Un squale fond sur le surfeur et lui arrache
le bras gauche à hauteur de l'épaule. Ses amis présents réagissent
immédiatement. Aidés par un pêcheur, ils alertent les secours et mettent les
moyens en oeuvre pour le sortir de l'eau. La tâche est difficile et prend, selon
certains témoins, entre quinze et vingt minutes.
L'hémorragie dont est victime le père de famille met en danger sa vie. Chaque
minute compte et ses amis s'attachent à le maintenir éveillé. Malgré leurs
efforts, Sébastien Edmond perd connaissance. Le sang qu'il a perdu a
considérablement dégradé ses fonctions vitales : il fait un arrêt cardiaque. Ses
amis commencent à pratiquer les gestes pour le ramener à la vie et sont rejoints
par les pompiers et une équipe du SMUR assez rapidement. Du côté de ses amis et
de ses proches, c'est le choc. Sa femme et son fils ont assisté à l'horrible
scène. Ce dernier aurait même, selon un pêcheur témoin de l'attaque, insisté
auprès de son père pour que celui-ci sorte de l'eau peu avant que l'accident ne
se produise. Les médecins parviennent à faire repartir le coeur du père de
famille au bout de quelques minutes. La blessure dont souffre Sébastien Edmond
est très grave. Médicalisé, puis remonté vers la petite chapelle pour être
transporté vers l'hôpital, l'habitant de Saint-Joseph subi sa quatrième attaque
de requin. Touché il y a quelques temps aux membres inférieurs, il n'a jamais
voulu arrêter au nom de sa passion.
La morsure du requin est cette fois malheureusement plus grave et est intervenue
à un endroit où il est impossible de faire un garrot. La quantité de sang perdu
est très importante et les jours de l'homme de 34 ans sont en danger. Opéré dans
l'après-midi, il était en réanimation au Groupe Hospitalier Sud Réunion."
Extrait du Quotidien daté du 22 août 2006 :
"le surfeur a succombé à ses blessures dans la nuit de dimanche à lundi au Groupe Hospitalier Sud Réunion de Saint-Pierre."
dossier presse du 21 août 2006
dossier presse du 22 août 2006
(nécessitent Acrobat Reader version 6)
SAINT-PIERRE le 27 AOÛT 2006 :
Extrait du Journal de l'Île de la Réunion daté du 28 août 2006 :
"Nouvelle attaque à Boucan-Canot : un surfeur blessé au
pied. Mordu par un requin à la tombée de la nuit. Un bodyboarder a été victime
d'une morsure de requin sur le spot des Aigrettes, à quelques encablures de la
plage de Boucan-Canot. Malgré une blessure sérieuse, le jeune homme s'en
sortira.
Il est 18 heures hier soir sur le spot des Aigrettes, les bodyboarders ont
profité de l'après-midi pour s'adonner à leur loisir favori. Voyant le soleil se
coucher, ils décident de rejoindre le rivage. Gérald, 27 ans, habitué des lieux
loupe la dernière série de vagues avant le coucher du soleil : il doit attendre.
Sur la plage ses amis le sifflent pour lui faire comprendre qu'il ne faut pas
qu'il traîne, puis ils prennent leurs planches et remontent vers le
parking. Soudain, un cri déchire le crépuscule, les jeunes moreyeurs dévalent le
sentier et arrivés sur la plage, ils voient Gérald tentant de parvenir jusqu'à
la berge, une jambe ensanglantée hors de l'eau. C'est la panique, le blessé est
sorti de l'eau, il saigne abondamment. Ses amis appellent les pompiers. Les
hommes de la caserne de Saint-Paul arrivent rapidement sur les lieux et prennent
en charge le moreyeur encore sous le choc.
Il semble qu'ayant senti quelque chose le frôler, il ait décidé de regagner la
plage en ramant. Et c'est là qu'un squale de bonne taille a happé son pied.
Heureusement, contrairement aux surfeurs, les bodyboarders portent des palmes.
Celles que portait le jeune homme ont sans doute empêché le requin d'emporter
son pied. Malgré tout, Gérald, que ses amis surnomment Bat-G, souffre d'une
profonde plaie au talon et au mollet.
Dans un premier temps le SAMU stoppe l'hémorragie, puis le blessé est brancardé
jusqu'à l'ambulance qui démarre en trombe direction les urgences de l'Hôpital
Gabriel-Martin à Saint-Paul. ..."
dossier presse du 28 août 2006
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mise à jour : 30/12/2007
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